ASAGI

Si l’on commence par un peu d’histoire l’asagi est certainement le premier type de Koi jamais établi de manière précise. Quelques dizaines d’années plus tard on verra le shushui pointer le bout de son nez grâce à l’introduction des carpes miroirs Européennes ( Kagamigoi) et se présenter comme un koi avec des ensembles de larges écailles sur le dos et sur les lignes latérales.

Le premier « vrai » shusui semble dater des environs de 1910. Le shushui peut-être également doitsu et obtenu par l’intermédiaire des carpes cuir (Kawagoi) et donc ne présenter aucune écaille. L’asagi est, bien sûr, son pendant wagoi, c’est à dire avec écailles.

L’asagi-shushui se présente sous l’aspect d’un poisson bleuté qui peut décliner cette couleur du très pâle (Mizu Asagi) au très foncé (Konjo asagi). Le point commun est la réticulation très marquée causée par les différences de teinte sur chaque écaille. De base, la partie la plus sombre est localisée au centre de l’écaille et va en s’éclaircissant vers le bord de cette dernière. Il existe des exceptions comme chez le Konjo Asagi qui démontre très exactement l’inverse. Certains poissons peuvent également apporter d’autres particularités tel le kanoko dont les écailles présentent un centre rouge.

Tout comme le shusui, l’asagi doit apporter pour l’amateur une touche de hi très agréable généralement localisée  sur les joues, les nageoires et les flancs sous la ligne latérale ce qui nous ramène aux origines même de ce poisson. L’âge aidant (ou plutôt n’aidant pas!), ces poissons offrent souvent un hi trop envahissant au fur et à mesure de leur croissance.

Certains asagi ne présentent aucune répartition de hi mais s’ils présentent une adéquation parfaite sur leur réticulation et la conformité de leur body restent très désirables et appréciés.

Comme pour tous les autres koi, l’allure générale est primordiale : taille de la tête, proportion du corps, des nageoires, etc

De manière plus spécifique, on privilégiera une tête sans tâche, et une réticulation la plus homogène et symétrique possible en dehors de la couleur elle-même. Le bleu pouvant être aussi bien pâle que foncé sans être un problème rédhibitoire. Le rouge présent sur la tête ne devrait guère s’aventurer au-delà d’une bande autour du nez ou des joues ainsi que sur les nageoires pectorales formant un motoaka symétrique.

Le hi de ces espèces est relativement différent de celui des gosanke. Il peut envahir complètement le poisson sans laisser de bleu apparent…le poisson devient dès lors un aka matsuba. Si le hi prend une place importante sur le poisson tout en laissant apparaître du bleu sur la ligne dorsale on le gratifie de l’appellation hi shushui ou hi asagi.

Le premier point important d’appréciation est évidemment la possibilité de définir chaque écaille précisément. Elle apparaît comme un cône sombre éclairé par son tour plus clair. Plus le contraste est intense plus le poisson devient remarquable visuellement.

Le côté gris flouté rencontré sur bon nombre d’asagi rend les poissons moins intéressants.

L’apparition de points de sumi, notamment sur les shusui, deviennent vite un problèmes dès lors qu’ils se multiplient parfois assez vite…Sur les shusui, la symétrie des écailles apporte une impression de netteté évidente.

L’asagi est à la base de croisements pour l’obtention de certaines variétés comme le goshiki (asagi x Sanke) ou l’ai-goromo (Asagi x kohaku).

Laisser un commentaire