COMPARATIF MÉDIAS DE FILTRATION – PARTIE 2

Plusieurs critères principaux sont à considérer lors du choix d’un filtre biologique :

  • le prix des médias ;
  • la surface de colonisation des médias ;
  • le prix et le volume de la chambre qui va les accueillir.

Le fichier Excel ci-dessous va vous permettre de simuler le cas de votre propre bassin. Seules les cellules oranges sont à modifier (les valeurs indiquées sont à titre d’exemple). L’objectif est de dimensionner une filtration bio qui sera capable de faire face en plein été. Les courbes de croissance fournies par Pascal Landreau m’ont fait gagner du temps. Certes, nous ne sommes pas obligés de nourrir autant mais, se baser sur ces valeurs permet de dimensionner un filtre qui aura un peu de marge ce qui reste fort appréciable.

Il suffit d’indiquer le nombre de koi, le volume du bassin, le pourcentage de protéines de la nourriture et le prix de chaque média. Le fichier calcule alors :

  • en vert, le poids max de nourriture nécessaire par jour (803 g sur l’exemple) ;
  • en vert, la surface de médias nécessaire (162 m2 sur l’exemple) ;
  • en jaune, le volume de média nécessaire (sauf pour les TJ où il est indiqué le nombre de tapis). Pour l’exemple, j’ai besoin de 13 TJ ou 81 litres d’Eco Pondchip ou 416 litres d’helix ou….
  • en bleu, le volume de la chambre de filtration qui accueillera les médias. Pour mon exemple, l’Eco Pondchip est le plus efficace avec une petite chambre. Au contraire, les helix et BF950 ont besoin de très gros volumes (comme ils n’occupent que 30% de la chambre). Un graphe accompagne les chiffres :
  • en vert, le coût des médias. Le bio carrier est le plus intéressant (193 euros) suivi du superbio. Celui qui revient le plus cher est le BF950 (505 euros). Un graphe accompagne les chiffres :

A la fin du fichier, vous pourrez indiquer les volumes de médias dont vous disposez ce qui vous permettra en comparant les deux cellules en rose de voir la marge que vous possédez au niveau filtration. Vous indiquez des volumes en litre sauf pour pour les TJ (nombre de tapis à indiquer). Idem pour les superbead (mini ou grand) où vous indiquez le nombre d’appareils possédé. Ainsi, sur l’exemple, la filtration peut gérer 1517 g par jour alors que, pour l’instant, la nourriture ne dépassera pas 803 g par jour :

CONCLUSION IMPORTANTE

Cette étude ne traite pas de tous les aspects de la filtration biologique. Les points suivants sont à prendre en compte :

  • Les chambres qui vont accueillir les médias ont un coût qui n’a été discuté lors de cette étude.
  • Les chambres admettent des valeurs maximales de débit à ne pas dépasser pour ne pas rincer les médias. Sachant qu’il est souvent recommandé de passer une fois le volume du bassin par heure à travers la filtration, il faut bien réfléchir au nombre de lignes nécessaires.
  • Les hélix, BF950, Eco Pondchip et bio carrier sont en général utilisés en moving bed contrairement au superbio qui fonctionne en statique dans un filtre à douche et au TJ utilisé en statique dans un multichambre.
  • Le moving bed nécessite une pompe à air dont le réglage peut être délicat. Il est indispensable d’assurer de la turbulence pour maintenir les médias en mouvement.
  • L’Eco Pondchip et le bio carrier sont redoutables en dynamique. Ils fonctionnent avec des chambres très petites. De part leur géométrie, ils nécessitent des débits modérés afin qu’ils restent en mouvement dans toute la chambre. Plusieurs passionnés ont remarqué que les Eco Pondchip avaient tendance à couler une fois colonisés contrairement au Bio Carrier ce qui peut poser de gros problèmes. De plus, le Bio Carrier offre un bien meilleur rapport qualité-prix.
  • Le média Eco Pondchip est le seul à être issu d’un produit pur inerte : le PVC alimentaire. Tous les autres sont en matière recyclé (PEHD recyclé pour le bio carrier).
  • En statique, le superbio est un sérieux concurrent très apprécié de nombreux passionnés. Il est à installer uniquement dans un filtre à douche. La conception de ce dernier apporte beaucoup d’oxygénation dans l’eau ce qui est un gros point fort. Compact, il est très facile à mettre en oeuvre et il n’a pas besoin de pompe à air.
  • Le superbead est un filtre biologique extraordinaire souvent peu connu. Il est constitué de milliers de petites billes. Je n’ai pas étudié leur état de surface car le fabriquant Air Aqua a été malin : Plutôt que d’annoncer des surfaces de colonisation théoriques à l’intérêt limité, il a fait des essais et affiche les résultats expérimentaux. Un mini superbead est capable de digérer l’équivalent de 400g de nourriture par jour (1kg pour le grand superbead).
  • De part sa conception, le superbead est unique. Il joue un double rôle : en plus, d’une filtration biologique, il assure une filtration mécanique. Son nettoyage extrêmement simple, rapide et automatisable lui assure une durée de vie élevée.
  • En fonctionnement, tous les médias peuvent s’encrasser très vite si la filtration mécanique n’est pas de bonne qualité. Dans ce cas, l’entretien peut vite devenir une contrainte, ou pire une corvée. Ainsi, afin de soulager la bio, un filtre à tambour reste un excellent choix.

Des combinaisons redoutables :

  • Installation sur une même ligne d’un superbead après une filtration mécanique (brosses, grilles, tambour) puis un filtre à douche rempli de superbio en sortie du superbead.
  • Installation d’un multichambre avec différents médias à l’intérieur (brosses, TJ, médias en moving bed). Le multichambre est totalement inadapté pour recevoir superbio ou autres céramiques entassées.
  • Installation de plusieurs lignes de filtration…