CONSTRUIRE UN BASSIN À KOI : ÉTAPE 3 – LA FILTRATION !

Dès la conception du bassin, il faut réfléchir au choix du système de filtration. L’eau doit être envoyée vers ce dernier soit en mode gravitaire, soit en mode pompé. La première solution, moins énergivore et plus efficace, est à privilégier. Sachant qu’en moyenne le volume du bassin doit être filtré en une heure, le nombre de bondes de fond et leur emplacement sont à définir judicieusement. Attention à ne pas oublier un skimmer qui doit être placé intelligemment !

FILTRATION MÉCANIQUE :

La solution la plus simple est la brosse en polypropylène. Son diamètre varie de 10 à 15 cm. Elle reste très efficace par son effet mécanique et électrostatique. Par contre, elle s’encrasse très vite et nécessite des nettoyages fastidieux et réguliers. La circulation s’effectue de bas en haut afin de faciliter le dépôt de matières en suspension (MES). Elle supporte également les bactéries nitrifiantes :

Une autre solution pour la filtration mécanique est le vortex qui filtre jusqu’à 80 microns. Le système est volumineux pour laisser le temps à la décantation. Il nécessite des interventions régulières pour extraire les déchets accumulés :

Le filtre à grille (FAG) est un système robuste qui filtre de 200 à 300 microns. Il est composé d’une grille courbe en acier inoxydable. L’élimination des déchets peut être automatisée ce qui reste très appréciable :

Si les finances vous le permettent, sans hésiter, il faut s’orienter vers un filtre à tambour (FAT) qui est capable de filtrer jusqu’à 50 microns et dont le nettoyage est automatique :

Pour compléter la partie mécanique, en mode pompé, le filtre cyclone est capable de stopper les impuretés jusqu’à 80 microns. Il est compact car le débit est assuré par la pompe pression :

FILTRATION BIOLOGIQUE :

Elle se situe en aval de la filtration mécanique pour assurer la nitrification.

En statique, une solution est l’utilisation du tapis japonais (TJ). Il est d’un bon rapport qualité prix. Il a une surface de colonisation moyenne ce qui peut générer de grandes quantités nécessaires. Il a besoin d’être oxygéné. Son démarrage biologique est reconnue comme un des plus rapides :

Son cousin en polypropylène semi rigide est le matala. Il a une excellente durée de vie et une meilleure surface de colonisation que le TJ. Il est facile à nettoyer, existe en différentes finesses mais il est plus cher :

Ces supports biologiques doivent être disposés verticalement pour éviter le colmatage avec des intercalaires pour permettre le passage de l’eau. L’apport d’oxygène est indispensable pour aider la nitrification :

Une autre solution en statique est le filtre à douche (FAD). Il est très performant, a une excellente durée de vie et ne nécessite aucun entretien. Pour éviter le bruit, il faut le remplir au maximum de médias. Ces derniers sont nombreux ce qui permet de choisir en fonction de son budget et des performances souhaitées :

Il est également possible de s’orienter vers une filtration en mouvement (moving bed). Les médias insérés dans une chambre seront mis en action par des bulleurs :

Pour terminer, une autre possibilité pour la filtration biologique en dynamique est le superbead. C’est une solution redoutable et sans entretien. La vidange peut être automatisée. Les billes supports bactériens ont également un rôle de filtration mécanique ce qui est très avantageux :

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